Les paysan·ne·s ont des Droits
9 Avril 2018

Communiqué de presse

Les paysan·ne·s ont des Droits

Nous venons d’adresser au Président de la République une lettre ouverte pour la  reconnaissance internationale des Droits des paysan·ne·s et des personnes travaillant dans les zones rurales.

#ONU

Ce lundi 9 avril 2018, la Confédération paysanne, le Comité Français pour la Solidarité Internationale (CFSI) et FIAN-France viennent d’adresser au Président de la République une lettre ouverte signée par 59 personnalités et 68 associations, syndicats et ONG - dont ActionAid France - Peuples Solidaires - pour une  reconnaissance internationale des Droits des paysan·ne·s et des personnes travaillant dans les zones rurales.

Ce 9 avril s’ouvre en effet une nouvelle session du groupe de travail du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, qui doit proposer un texte définitif pour la Déclaration Universelle des Droits des Paysan·ne·s et des personnes travaillant dans les zones rurales.

Ce texte sera ensuite soumis au vote du Conseil des Droits de l’Homme en juin 2018 puis de l’assemblée générale des Nations Unies en septembre prochain.

Dans le monde entier, les paysan·ne·s et les autres personnes travaillant dans les zones rurales subissent des violations graves de leurs droits :

  • 70 % des victimes de la faim vivent à la campagne, principalement des agricultrices et des agriculteurs ;
  • nombre d’entre elles·eux sont expulsé·e·s de manière arbitraire des terres qu’ils·elles cultivent et qui les font vivre, les privant aussi d’un accès durable à l’eau ;
  • la liberté qu’ils·elles ont de produire leurs propres semences recule partout car de plus en plus de législations favorisent les semences industrielles, au détriment des semences paysannes...

Cette Déclaration vise à rassembler dans un même texte des droits humains existants mais disséminés dans de nombreux textes. Elle a aussi pour objectif de conférer la valeur de droits humains à des droits émergents, essentiels pour combattre des discriminations spécifiques qui affectent les paysannes, les paysans, les travailleuses et les travailleurs de la terre : droit aux semences, à la terre, à l’eau …

Depuis 2012, la France a évolué de façon positive en passant de l’opposition à l’abstention lors des votes renouvelant le mandat du groupe de travail du Conseil des droits de l’homme chargé d’élaborer cette Déclaration. L’engagement du Président de la République en faveur de la souveraineté alimentaire, point clé de cette Déclaration, doit conduire la France à la soutenir.

Lettre à M. Macron

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Communiqué 9 avril 2018

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