Droits des femmes

Nos priorités

Droits des femmes

Pour une femme, travailler et vivre dignement de son travail reste partout dans le monde plus dur que pour un homme.

Nous nous élevons contre cette injustice !

Salaires insuffisants pour vivre, conditions de travail indignes, discriminations et inégalités, violences et sous-représentation dans les espaces de décision... les femmes sont frappées de plein fouet par les violations des droits dans le monde du travail.

Il est temps d'agir !

Ce que nous dénonçons

Dans toutes les régions du monde, la répartition sexuée du travail génère des inégalités et les femmes font face à de graves formes d’exploitation, que ce soit dans l’économie formelle ou informelle.

Premier facteur d’inégalité : l’accès au marché du travail formel, réglementé. Le taux d’activité des femmes est, en moyenne, de 25,5% inférieur à celui des hommes. Au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, le taux de chômage des femmes est presque le double de celui des hommes. Et on estime à 60% la proportion de femmes parmi les personnes qui travaillent dans le secteur informel, c'est-à-dire "au noir", sans contrat ni protection sociale.

Deuxième facteur d'inégalité : la rémunération. Alors qu'elles sont moins nombreuses que les hommes à avoir un emploi, les femmes représentent plus de 60% des travailleur·euse·s pauvres. Elles gagnent en moyenne 24% de moins que les hommes, voire 33% de moins en Asie du Sud.

Troisième facteur d'inégalité : la répartition des risques. La moitié des femmes qui travaillent occupent un emploi précaire, et 82% des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes, rarement pas choix. Dans les usines, les femmes sont plus souvent affectées que les hommes à des tâches réputées minutieuses, c'est-à-dire à la chaîne : un travail épuisant et dangereux, dont la pénibilité reste très sous-estimée. En agriculture, peu de femmes ont accès à la terre et aux outils indispensables.

Autre facteur d'inégalité : l'invisibilité des femmes qui travaillent ! Le travail des femmes reste trop souvent considéré, à travers le monde, comme "un travail d'appoint". Les discriminations subies au travail, voire les violences verbales ou sexuelles, sont taboues, minimisées et parfois "excusées". Et les syndicats eux-mêmes peinent, dans certains pays, à accepter des femmes en leur sein... Enfin, quelle que soit l'activité exercée, l'immense majorité des femmes doit encore assurer l'essentiel des tâches ménagères ou de soins aux personnes. L'inégale répartition de ce travail de "care", réputé "féminin", accroît leur fatigue et réduit leurs opportunités professionnelles.

Comment nous agissons

ActionAid France - Peuples Solidaires défend les droits des femmes à plusieurs niveaux.

Au sein de l'association, nous avons adopté des règles de fonctionnement qui assurent la parité et nous réfléchissons régulièrement à nos pratiques pour les faire évoluer. Nous entretenons une culture de l'égalité.

Dans notre travail d'enquête et de veille sur les droits humains, nous identifions systématiquement les difficultés et les discriminations subies spécifiquement par les femmes, pour les dénoncer et les combattre. Quel que soit le pays ou le secteur d'activité, nous analysons la situation sous l'angle des relations entre les femmes et les hommes (approche par le genre). Nous sommes aussi attentifs aux discriminations intersectionnelles, c'est-à-dire à la manière dont certaines injustices liées au genre mais aussi à l'âge, à la nationalité, à la couleur de peau... se recoupent et se renforcent.

Nous menons des campagnes auprès du grand public et des responsables économiques et politiques pour soutenir les revendications des femmes et les aider à sortir de l'invisibilité. Nos principales revendications portent sur :

  • la fin des discriminations et des violences basées sur le genre,
  • l'égal accès des femmes à la terre, au crédit, et aux ressources nécessaires pour vivre de leur activité agricole ou non,
  • le respect des droits humains dans les secteurs d'activité où les femmes sont majoritaires (industrie textile et électronique, travail domestique...),
  • la reconnaissance légale et économique du travail des femmes, et l'égale répartition des tâches non rémunérées.

Nous soutenons financièrement et techniquement des projets qui permettent aux femmes de mieux connaître et défendre leurs droits, de gagner en autonomie et en pouvoir de négociation et nous donnons de la visibilité aux femmes qui se mobilisent.